From Madame — Guichard de Meinieres (unpublished)
aux Pavillons de chaillot ce vendredi 12 7bre 1783

Une famille patriarchale, dont le mérite et la tendre union vous causérent, Monsieur, il y a quelques jours un attendrissement qui passa dans tous les Coeurs, cette famille, disje, se rassemble et dine aux Pavillons, dimanche prochain. Vous ajouteriés beaucoup, Monsieur, au bonheur de my husband, et au mien si vous vouliés nous faire le même honneur que Messieurs, Mesdames, et Mesdemoiselles de Guibert. J’ose l’espérer, quoique Vous nous ayés longtems oubliés. Mais on court après des bienfaits, et comme vous avés bien voulu me donner, de la meilleure grace du monde, les constitutions américaines, vous voudrés peut être bien encore en venir recevoir mes remercimens, en attendant qu’un rhumatisme me permette de vous les porter chez vous, quand il ne me retiendra plus courbée en deux. Je vous écris en françois pour que vous m’entendiés; car je crains d’écorcher maintenant votre tongue, et de vous être inintelligible, ou au moins désagréable en m’en servant or je ne veux vous pa[raitre?] ni l’une, ni l’autre, lorsque j’essaye de vous engager à voisiner cordialement dimanche prochain avec your most humble and most obedient servant and friend

Guichard de Meiniere

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